Serge Pourreaux, un ex-directeur du service de l'approvisionnement à la Ville de #Mtl, poursuit témoignage #ceic
On revient sur la démarche d'optimisation de la Direction de l'approvisionnement, qui visait à faire des économies de 35 M$ par année. Une étude effectuée par 4 ingénieurs de l'externe portait là-dessus.
Procureure Claudine Roy revient sur l'étude de 2004 à la ville de #Mtl sur comment on peut faire pour que ça coûte moins cher #ceic
Qui faisait partie du comité directeur? Guy Hébert (directeur du service des services services administatifs), Yves Provost (directeur général adjoint), Robert Cassius de Linval (directeur des affaires corporatives), Denis Savard (vérificateur interne), Pierre Desjardins (chargé de projet de Robert Abdallah). Plusieurs personnes de l'approvisionnement avaient le rapport aussi. Robert Abdallah, directeur général, a été informé directement par M. Pourreaux, et probablement par M. Desjardins aussi, dit le témoin.
Aucun élu n'a eu copie du rapport parce que le comité stratégique du comité exécutif se réunissait tous les deux-trois mois pour faire le suivi, dit Pourreaux. « Ils avaient l'esprit du rapport, mais n'ont jamais eu copie du rapport ». Selon le témoin, le rapport a été changé à différents endroits (des lettres étaient changées), pour savoir qui l'aurait coulé aux médias, le cas échéant.
Aucun élu a eu en mains le fameux rapport de 2004 sur la collusion à #mtl, jamais eu copie dit S.Pourreaux. #ceic
Le rapport avait été truqué aussi au cas où il aurait été coulé dans les médias et la ville aurait pu connaître la source #ceic
Pourreaux dit qu'il souhaitait que des correctifs soient apportés avant que le rapport ne soit rendu public.
Après les appels d'offres truqués, les rapports truqués :-( #ceic
Selon Pourreaux, Zampino siégeait au comité stratégique du comité exécutif qui suivait le dossier. Il se souvient que Georges Bossé et Sammy Forcillo y siégeaient aussi, tout comme « un ou deux autres conseillers municipaux, dont il ne se souvient plus des noms. Il invite la commission à consulter les documents originaux pour avoir plus de détails.
Selon Pourreaux, le maire Tremblay a été présent à « plus d'une réunion » de ce comité stratégique du comité exécutif. À une occasion, le maire a dit à Pourreaux qu'il était content des économies de 45 à 50 M$ envisagés.
Serge Pourreaux est de retour à la barre à #ceic. Parle du rapport de 2004 sur les surcoûts à Mtl et le potentiel d’économies.
S.Pourreaux dit que ses démarches "d'optimisation" devaient entraîner des économies de 45 à 50M$ à la Ville de #Mtl #ceic
Pourreaux dit que le maire Tremblay a participé a des séances de travail relativement à ce rapport de 2004. #ceic
Pour les appels d'offres pour les achats de biens, la direction de l'approvisionnement était « performante » à l'époque de l'ancienne ville de Montréal, dit Pourreaux. La direction voulait que cette efficacité s'applique aussi aux appels d'offres dans le secteur de la construction.
L’ex maire Tremblay était enthousiaste devant les économies de 45 à 55 M$ que la ville allait pouvoir réaliser, dit Pourreaux. #ceic
La date de livraison de la démarche d'optimisation de la direction de l'approvisionnement était le 1er janvier 2006, dit Pourreaux. La démarche a coûté des centaines de milliers de dollars à la Ville, peut-être 750 000 $ estime Pourreaux. « C'était quelque chose d'important ».
Vous avez fait affaire avec Macogep? demande la procureure Roy. « J'avais demandé leurs seervices de façon ponctuelle » dans le cadre de la démarche, pour évaluer les pistes de solution à privilégier. Il y en avait une trentaine, dit Pourreaux. On a utilisé Macogep ensuite pour faire des estimés des coûts aux travaux publics et au service des immeubles.
Macogep nous a donné une lumière sur la qualité des estimés, dit Pourreaux. « Ça ne concordait pas ». Avec les discours d'Abdallah, les gens ont compris qu'il y avait une volonté de sortir les appels d'offres des services des travaux publics et des immeubles. Il y avait de la « réticence ». « C'était un gros morceaux pour eux. »
Début 2004, on avait lancé un appels d'offres pour qu'une firme d'analystes en construction viennent évaluer les cahiers des charges pour les soumissions publiques aux travaux publics et aux immeubles. Macogep, qui a été choisie, devait faire une évaluation des coûts, comme s'ils étaient des entrepreneurs.
Les chiffres de Macogep correspondaient aux chiffres des travaux publics, parce qu'ils fonctionnaient avec les prix facturés à Montréal. Donc, ça ne pouvait pas être différent. Les pistes de solution pour réduire les coûts n'étaient pas pris en compte dans les documents d'appels d'offres. Dans certains cas, il y « avait des écarts plus importants ». Pour les immeubles, il y a eu plus de collaboration. Mais aux travaux publics, transport en environnement (SITE), ça les a « effarouchés », répète Pourreaux.
Yves Provost du SITE n'étaient pas contents que des projets soient annulés, parce que ça prenait 4 à 6 mois pour relancer un dossier annulé. Provost disait qu'il était évalué en fonction de sa performance. Il craignait d'être accusé de « se traîner les pieds ». On l'évaluati sur le nombre de dossiers réalisés, pas sur les coûts. « C'est inutile ce que tu fais là », m'avais dit Provost. « Il y avait beaucoup de réticences ». Le service s'arrangeait pour « retarder » le dossier, notamment en déléguant des représentants différents sur les comités, représentants qui n'étaient pas au courant des travaux précédents. « La perte de pouvoir, c'était énorme » pour le SITE, dit Pourreaux.
S.Pourreaux dit à propos des cadres supérieurs de #Mtl q c'était + important nb projets réalisés q d'être efficient et performant #ceic
Pourreaux dit que dès les années 90, aux trravaux publics, il y avait « beaucoup de signaux qu'il y avait beaucoup de problèmes au niveau des plans et devis ». Manque de contrôle de qualité notamment, et des variations importantes d'un contrat à l'autre. Quand il y avait une erreur, on demandait aux entrepreneurs de s'arranger.
Le DG adjoint Yves Provost était très réticent devant la démarche d’optimisation entreprise par La ville et S. Pourreaux #ceic
S.Pourreaux: dès années 1990, beaucoup problèmes dans plans et devis. Déficiences pavaient la voie à réclamations extras #ceic
Ils allaient perdre du pouvoir, dit Pourreaux. Voulait-il défendre un système? Demande Lachance. Je ne sais pas répond le témoin #ceic
Il reprend l'histoire de l'erreur de carottage sur le boulevard St-Laurent, qui avait été fait dans le trottoir plutôt que sur la chaussée. Pourreaux ne peut expliquer exactement ce qui s'est produit dans ce cas là. C'était à dessein? demande la commissaire Charbonneau. En général, répond le témoin, ça prend une bonne connaissance de l'environnement physique pour faire des travaux dans les sols. La cas du carottage est un exemple « extrême » de problème, dit-il.
Pourreaux dit que dès les années 90, la ville avait bcp de signaux qu il y avait des problèmes quant aux plans et devis. #ceic
La variation dans les bordereaux, c'était en fonction de la lecture que faisait l'entrepreneur des plans et devis par rapport à la réalité, dit Pourreaux. Ça existe depuis les années 90, ajoute-t-il.
«Pas de contrôle de qualité, et beaucoup d’extras » ajoute Pourreaux qui cite plusieurs des exemples révélés par des témoins devant #ceic
Sur les erreurs grossières dans les devis : c'était une façon d'instaurer un système de donnant-donnant, de payer des extras? « C'était des arrangements entre des entrepreneurs et les ingénieurs de chantier pour que tout le monde y trouve son compte », répond Pourreaux.
Un avocat spécialiste de la construction à Montréal, Bernard Tremblay m'avait déjà dit : « À Montréal, on ne se casse pas la tête. On ne va pas en cour. Tout se règle autour d'une tasse de café », relate Pourreaux.
Il y a trois façons de fermer un marché : des entreprises coupent les coûts, le donneur d'ouvrage donne une liste exclusive de réalisateurs de projets, et il y a le fait que des joueurs en empêchent d'autres de rentrer. Nous, dit Pourreaux, on ne se préoccupait pas de pourquoi le marché était fermé. On voulait tout simplement l'ouvrir.
1/2 À Mtl, Y’avait bcp de litiges relatifs aux contrats mais un avocat de la ville à déjà dit à Pourreaux, «On va jamais en cour…#ceic
2/2 a Mtl, tout se règle autour d’une tasse de café» Pas de façon malhonnête, souligne témoin mais ya de la place pour malhonnêtes #ceic
Pour des travaux d'égouts, si on n'avait pas un prix raisonnable, la Ville aurait pu acheter les matériaux et embaucher une entrepreneur pour les poser. Ça nous aurait permis de contrôler 40 % du coût des projets. Il avait été envisagé d'aller en enchères inversées : la Ville donnait son prix maximal, et les gens auraient soumissionné. Mais la démarche d'optimisation n'a pas été mené à terme, et cela n'a pas été appliqué. « C'était dans la stratégie qui devait être implantée le 1er janvier 2006 ».
Mais ça n'aurait pas nécessairement éradiqué la collusion? demande la commissaire Charbonneau. Le témoin dit qu'il y avait d'autres moyens de contrer ça, mais il « n'est pas à l'aise » pour les expliquer.
La direction de l'approvisionnement voulait avoir des estimateurs aussi, comme en ont les entrepreneurs en construction. Ce sont des gens qui connaissent les chantiers, dit Pourreaux.
« On n'aurait pas ouvert le marché en deux, trois mois », dit Pourreaux. « C'était une démarche sur cinq ans ».
Retour sur Macogep : M. Abdallah avait autorisé qu'on leur accorde un contrat, et Guy Hébert était au courant, dit le témoin. La commission montre une lettre de Guy Hébert à Robert Abadallah le prouvant.
S.Pourreaux dit qu'il était envisagé à la Ville de #Mtl de "s'équiper d'une équipe d'estimateurs" pour les travaux. #ceic
Les réactions des gens aux recommandations, jusqu'à leur mise en oeuvre? Abdallah trouvait que la démarche était longue, mais il y avait aussi un peu de réticence. Outre Macogep, un autre élément palliatif a été d'exiger la planfication des travaux annuels de chacune des directions à l'approvisionnement, afin d'avoir un meilleur contrôle sur ce qui se faisait. Cela s'est bel et bien produit, dit Pourreaux. Le DG voulait aussi avoir ça pour mieux informer le comité exécutif, dit-il. La commission montre une note de service de mars 2005 le prouvant. « C'était vraiment un projet qui tenait à coeur à M. Abdallah. « « Il me blâmait parce qu'il trouvait que ça n'allait pas assez vite ».