Note à ceux qui suivent la #ceic : Le collègue Sylvain Desjardins de la radio de Radio-Canada suit également les travaux @SDesjardinsSRC
RT @felixseguin: Exclusif TVA Nouvelles: L'UPAC emet des mandats d'arrêt contre Arthur Porter, Yanai Elbaz, Jeremy Morris, Riadh Ben Ais ...
On revient sur le registre des messages SMS et PIN envoyés par Robert Marcil.
R.Marcil poursuit son témoignage devant la #ceic. Il réitère avoir transmis infos sur contrat à G.Borsellino
Marcil admet avoir transmis de l'information à Borsellino sur un contrat à venir, lié au chantier du CUSM. Il n'est cependant « pas convaincu » que cela aurait mérité un congédiement sur-le-champ, comme le soutient le procureur Gallant.
Marcil se défend d'avoir induit la commission en erreur à ce sujet. Il soutient avoir dit précédememnt qu'il n'avait de souvenir précis d'avoir transmis de l'information précise à des entrepreneurs, pas qu'il ne l'avait pas fait. À l'époque ce n'était « probablement pas passible d'un renvoi », dit-il.
Marcil dit qu'il était déjà en discussion avec le groupe SM quand le contrôleur de la Ville l'a interrogé en juin 2009. Il convient que c'était une « mauvaise fin de carrière » cependant.
J’admets avoir transmis de l’information à G. Borsellino sur un projet qui s’en venait, dit Marcil #ceic
Le contrôleur de la Ville Pierre Reid m'avait suggéré de démissionner, ajoute-t-il. Le maire Tremblay a effectivement dit un peu plus tard que Marcil avait réorienté sa carrière. Il déplore que le maire ait cependant dit autre chose le lendemain. Il l'accuse de s'être fait du « capital politique » sur son dos.
C'est le maire qui avait reçu une lettre anonyme l'informant du voyage en Italie, et qui a transmis le dossier au contrôleur général.
R.Marcil dit q ex-maire Tremblay s'est fait du capital politique sur son dos en disant qu'il faisait du ménage avec démission Marcil #ceic
Mais vous n'avez jamais de pièces justificatives à la Ville? On se doutait que vous receviez des pots-de-vin? « Absolument pas ».
Robert Marcil dément avoir reçu de l'argent de quiconque. Michel « Lalonde ne dit pas la vérité » à ce sujet. #ceic #rc
R.Marcil dit qu'il n'a jamais reçu de l'argent. Il dit que ingénieur Michel Lalonde ne dit pas vérité sur argent à comité de sélection #ceic
Donner de l’info, on fait pas ça pour un lunch et un voyage, mais pour une contrepartie, suggère Me Gallant à Marcil #ceic
Je n’ai jamais reçu d’argent dit Robert Marcil #ceic
Marcil dément avoir participé au « manège de Lalonde ». « Je n'affirmerai pas » avoir participé au stratagème des firmes de génie-conseil « si je n'ai pas de souvenir précis ». « Ça peut être oui, ça peut être non ». Lalonde a dit, sur la foi de propos de Bernard Trépanier, que Marcil influençait les comités de sélection.
Depuis combien de temps songiez-vous à quitter la Ville? demande la commissaire Charbonneau. Marcil dit qu'il a reçu plusieurs offres, dont celle de SM. Son cousin Serge Marcil travaillait là. Il dit avoir eu des discussions avec lui dans les mois précédant son départ. Il a aussi reçu une offre de CIMA+ et avait eu des discussions avec Genivar. Mais pas Garnier, ni Mivela.
Robert Marcil accuse Michel Lalonde de mentir, lui qui a dit que Marcil influençait les comités de sélection. #ceic
Marcil pense que plusieurs employés de sa direction ont aussi été sollicités par des firmes de génie-conseil, dont MM. Duguay et Hébert. Il dément que les firmes cherchaient des employés « complaisants ».
Marcil dit qu'il a été sollicité par SM deux ans avant son départ. Il n'y voit aucun conflit d'intérêts, aucun manquement au code d'éthique de la Ville ni à son code de déontologie. La commissaire Charbonneau n'est pas de cet avis.
Et Yves Lortie, qui a quitté Genivar pour SM, c'était planifié aussi? Le témoin ne le sait pas. Selon le procureur Gallant, Lortie est parti en raison d'un « conflit de loyauté patent », dans la foulée du voyage en Italie. Marcil croit que c'était plutôt une question de relations publiques, l'épisode du voyage avait donné une mauvaise image à Genivar.
Gallant lance au témoin qu'il est parti chez SM en « transfuge ». Le témoin n'est pas d'accord.
Marcil sait que Trépanier connait Bernard Poulin, mais ne connaît pas la nature de leur relation.
Marcil maintient qu'il n'était pas au courant d'un système de collusion.
R.Marcil répète qu'il n'était pas au courant de l'existence d'un système de collusion #ceic
Je vais vous soumettre trois choses, dit le procureur Gallant : quand vous donnez de l'info si pointue sur des contrats à venir, c'est parce que 1) on est sur le « payroll » 2) on est redevable de faveurs; ou 3) on est « complètement naïf ». Marcil répond à nouveau que Borsellino avait probablement eu l'information avant qu'il la lui transmette.
Admettez le donc, vous étiez dans ce système là, insiste Me Gallant. Je n’étais pas au courant, répète Marcil #ceic
Avez-vous continué de vous occuper de dossiers municipaux dès 2009? Marcil convient que ça a été le cas. Mais il ne travaillait pas avec la Ville de Montréal. Il avait une entente à ce sujet avec Bernard Poulin, dit-il. « Jamais, jamais, je n'ai travaillé pour la Ville de Montréal », dit-il. Mais comme son expérience était dans le domaine municipal, il a continué de faire ça. Dans le domaine ferroviaire aussi.
Retour sur les comités de sélection. Gallant demande à Marcil s'il est normal que quelqu'un dans son poste siège à des comités de sélection. Il dit avoir 17 ou 18 occurences du genre. « Je ne pourrais pas vous dire si c'était usuel », répond Marcil. Les gens sont là parce qu'ils ont « une connaissance minimale du dossier. ».
Dès 2004, M. Abdallah avait établi une mécanique. C'était le service de l'approvisionnement qui devait chapeauter ça. L'unité demanderesse préparait les exigences techniques, qui elle faisait l'appel d'offres. L'approvisionnement transmettait les informations pertinentes aux membres de comité de sélection, et chacun faisait son travail. Le comité de sélection était présidé par le représentant de l'approvisionnement, qui cherchait un consensus.
R.Marcil a siégé à 17 ou 18 comités de sélections qui faisaient entre autres choix de firmes de génie conseil #ceic
Comment sélectionnait-on les membres? « C'est au bureau de M. Abdallah, au bureau de la direction générale ». Un M. Charlebois avait le mandat de coordonner ça. Mais il ne peut dire s'il choisissait les membres lui-même. Généralement, on demandait quelqu'un du « service demandeur ». Il pouvait aussi y avoir quelqu'un de l'arrondissement concerné.
Des gens y siégaient plus souvent que d'autres? « Pas à ce que je sache », dit Marcil.
Mais vous étiez sur des comités de sélection évaluant les offres de firmes pour lesquelles travaillent vos amis? dit le procureur Gallant. Y avait-il une lumière rouge qui s'allumait? Vous déclariez-vous en conflit d'intérêts? Selon Gallant, Marcil a été dans des comités de sélection évaluant des offres de Genivar, qui embauchait son ami Yves Lortie, avec lequel il est allé en Italie.
« Je connais beaucoup de gens » dans le domaine, commence par dire Marcil. Le procureur dit qu'il n'est pas question de « connaissances » ici, mais « d'amis ». Ne deviez-vous pas vous garder une petite gêne? Parce que pour les offres de services professionnels, il y a des critères à évaluer, ce n'est pas que le plus bas soumissionnaire qui est choisi.
Votre code d'éthique vous commandait de signaler ça, dit le procureur Gallant. Est-ce que le gros bon sens ne vous a pas dicté d'être sur un comité de sélection quand Genivar soumissionnait? Marcil dit que le comité était constitué à l'avance, et qu'il fallait bien comprendre le projet pour pouvoir faire le travail. Qui plus est, d'autres personnes étaient autour de la table.
Marcil nie qu'en payant des gens, on pouvait orienter le résultat des comités de sélection. À moins que « toute la table » n'ait été dans le coup, précise-t-il. « Personne n'est capable de prédire les résultats », assure-t-il.
Parliez-vous de comités de sélection avec Bernard Trépanier? « Je ne me souviens pas spécifiquement », répond Marcil. Le commissaire Lachance insiste : « c'est non ou oui? ». « Je n'ai pas de souvenir précis », répète Marcil. « Possible qu'il m'ait posé une question en ce sens-là », lâche-t-il.
Marcil soutient que c’est impossible de s’entendre avec les membres des comités de sélection pour favoriser une firme de génie. #ceic