La commission Charbonneau - 30 octobre 2012

  • Martin Dumont précise que ne fut « pas évident » pour lui de relater cet épisode. S'il n'y avait pas eu de commission d'enquête, je n'aurais jamais parlé de ça, dit-il.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:48:07 PM
  • Le témoin dit qu'il a fait erreur en disant qu'il avait vu M. Milioto une fois à la mairie d'arrondissement. Il soutient maintenant que M. Milioto est venu à deux ou trois reprises porter du café, tant à l'adjointe du maire qu'à lui. C'était avant l'épisode des menaces de mort.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:49:17 PM
  • Dumont n'a jamais été témoin de rencontres entre M. Milioto et M. Maciocia dans les bureaux de la mairie.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:50:11 PM
  • Dumont dit qu'après l'épisode de la menace de mort, il a appelé un contact à Ottawa pour voir s'il avait quelque chose à lui offrir. C'était le cas. J'ai quitté le bureau de M. Maciocia en septembre 2007, le temps que l'enquête de sécurité exigée par le fédéral soit complétée.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:53:12 PM
  • Dumont considère qu'il a « mal fait son travail dans les semaines restantes ». Il croit que Milioto a voulu le casser et qu'il a réussi. Il n'a pas cherché à pousser certains dossiers. « J'ai pris mon mal en patience », en attendant que l'enquête de sécurité soit achevée.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:54:04 PM
  • Dumont est resté à Ottawa jusqu'en 2010. Vers la fin février 2010, Dumont a reçu un appel du DG d'Union Montréal, qui souhaitait le rencontrer. Il souhaitait qu'il se présente comme maire d'arrondissement de RDP-Pointe-aux-Trembles. Dumont a fait une entrevue. Il a dit à ses interlocuteurs qu'il avait des conditions, dont celles de modifier la gestion des contrats à l'arrondissement et d'être plus transparent. Il ne s'attendait pas à être choisi comme candidat. Une semaine plus tard, Union Montréal lui a dit qu'on lui avait finalement préféré Barbara Pisani.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 7:58:40 PM
  • Plus tard, en mars 2010, le chef de cabinet de Projet Montréal a voulu me rencontrer aussi. Il avait entendu parler de moi en bien, dit le témoin. On m'avait approuvé comme candidat. Une conférence de presse était prévue le 13 avril 2010. Deux ou trois jours avant, j'ai senti qu'il y avait un problème. On voulait me faire passer par une investiture. Dumont a retiré sa candidature.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:00:43 PM
  • Deux jours après, Dumont a reçu un appel de Vision Montréal. Ils voulaient l'engager comme consultant et organisateur. Il a fixé ses conditions, dont celle que tout le monde soit payé par chèque. Ce fut accepté. Alors il a accepté d'organiser la campagne de Mme Rouleau en vue de l'élection partielle au poste de maire. C'était vers la fin d'avril 2010. Vision Montréal a respecté ses engagements, dit le témoin.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:02:29 PM
  • Dumont explique que l'allégeance à un parti municipal change en fonction des gens qui sont en place, que c'est différent par rapport au provincial ou au fédéral.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:03:29 PM
  • Le contrat de Dumont avec Vision Montréal s'est terminé le jour de l'élection. Mme Rouleau avait été élue. Elle lui a proposé de devenir chef de cabinet intérimaire. Dumont lui a dit qu'il était en contact avec la firme Sanofi, son employeur actuel. Il a accepté l'offre de la mairesse Rouleau, mais il n'est resté en poste comme chef de cabinet que quelques semaines. Il a eu le temps de présenter des gens qu'il connaissait à la nouvelle mairesse, et de travailler à l'embauche d'un nouveau DG pour l'arrondissement.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:05:46 PM
  • Me Gallant trouve curieux que Dumont soit retourné au même emploi qu'il avait fui dans la foulée des menaces de Milioto. « Je devais travailler », explique-t-il. Il avait quitté Ottawa avec une indemnité de départ, mais il devait quand même trouver du travail. Il ne voulait cependant pas rester là sur une base permanente.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:08:24 PM
  • Pour Vision Montréal, Dumont n'a participé à aucun cocktail de financement. Un cocktail à 500 $ le couvert a eu lieu pour Vision Montréal, en mai, mais Dumont était en voyage à l'étranger. À son retour, il s'est rendu compte que Domenico Arcuri « s'était invité » au cocktail, qu'il avait payé sa corruption. Or le parti avait fait campagne sur l'éthique et la transparence. Il a été décidé de retourner la contribution de M. Arcuri, dont le nom était connu à ce moment. Selon Dumont, le cocktail avait réuni une vingtaine d'amis de la candidate.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:10:58 PM
  • Me Gallant a terminé son interrogatoire.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:12:14 PM
  • Le commissaire Lachance demande au témoin pourquoi il n'a pas parlé des menaces de mort de M. Milioto au maire Maciocia. Dumont avait déjà poursuivi un conseiller de l'arrondissement pour diffamation et qu'il n'était pas à l'aise d'aller parler de cette nouvelle affaire à M. Maciocia.
  • Le commissaire Lachance lui demande comment étaient composés les comités de sélection à l'arrondissement. La greffière, un fonctionnaire des travaux publics y participaient, dit Martin Dumont. Selon lui, une personne siégait au comité pour les contrats dans RDP, et une autre pour les contrats dans Pointe-aux-Trembles.
  • Le procureur Gallant a d'autres questions pour le témoin.
  • Quand la mairesse Rouleau a été élue, y a -t-il eu des activités pour fêter son élection?, demande le procureur. Oui, on s'est réunis dans un café de RDP sur le boulevard Maurice-Duplessis pour fêter ça sur une terrasse. On avait remercié les collaborateurs, les bénévoles. M. Arcuri s'est présenté là. On m'a dit ensuite que c'était un habitué de la place. Il est venu prendre un verre avec nous. Il a même porté un toast à la nouvelle mairesse. Mais il devait y avoir un malaise, puisque vous lui aviez retourné son chèque? Oui, dit le témoin, mais on était dans un lieu public. Ça nous a refroidis, certains élus ont quitté.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/30/2012 8:18:41 PM
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