On commence dans une dizaine de minutes à la #ceic. Quelques contre interro en vue puis le témoignage de M. Lalonde sera en non-pub ensuite
L'avocat de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ), Me Simon Bégin, sera le premier à contre-interroger Michel Lalonde ce matin.
Lalonde affirme que les consortiums de firmes de génie sont utiles. Ça permet d'avoir la meilleure équipe pour répondre aux demandes du donneur d'ouvrages.
Après la création de Marteau, en 2009, Lalonde a continué à faire des consortiums avec d'autres firmes.
#ceic Me Simon Bégin qui représente l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Qc commence contre-interro Michel Lalonde
Sur les rapports de rendement insatisfaisant : Lalonde confirme que Génius n'en a fait qu'un (concernant Excavations Panthère).
Michel Lalonde dit que les honoraires versés aux firmes de génie n'ont aucun impact sur le coût des travaux, qui relèvent d'un autre budget.
À Montréal, la complexité des lieux et le nombre d'infrastructures expliquent que les travaux coûtent de 5 % à 10 %, voire 15 %, plus cher, indépendamment du coût inhérent à la collusion, dit Lalonde.
À une question ACRGTQ, Michel Lalonde répète que infras + problèmes circulation à Mtl font que ça coûte +cher réaliser contrats à Mtl #ceic
Me Bégin veut savoir si les processus sont différents pour un promoteur privé par rapport à un promoteur public. Les projets sont encadrés différemment sur le plan financier, répond Lalonde.
Dans le public, dit Lalonde, il y a souvent plusieurs étapes dans un projet. Un promoteur privé fera souvent tout en même temps.
On va parler d'accommodements dit Me Bégin #ceic
Peut-on importer ça dans le public? demande Me Bégin. Les devis, les termes de référence doivent être là dans le public, dit Lalonde. Dans le privé, ce n'est pas aussi élaboré. L'appel d'offres est lancé directement par le promoteur. C'est donc plus simple et moins long.
Lalonde répète qu'il a été « accommodant » avec des entrepreneurs faisant des projets d'infrastructures, de façon générale.
Me Bégin demande de lui parler des "raisons techniques" qui justifiaient un accommodement de Lalonde pr entrepreneurs #ceic
Quelles sont les raisons techniques qui peuvent justifier des dépassements de coût sur des chantiers (quantités, etc.)? demande Me Bégin. Il y a toujours une enveloppe pour les contingences. Certaines structures sont moins bien identifiées, mal localisées, par exemple. Ce sont des imprévus que nous signale l'entrepreneur, en précisant les problèmes que cela engendre. Cela a un coût.
Imprévus et "ouverture d'esprit" = ingrédients pour justifier des extras et être accommodants envers un entrepreneur #ceic
Quand l'entrepreneur nous fait sa demande, il évalue les coûts de son intervention, ajoute Lalonde. On s'entend avec lui, ce qui nous offre la possibilité de l'« accommoder » et de recevoir un bénéfice en retour.
#ceic "ouverture d'esprit"... F. Charbonneau dit que c'est de la fraude. "Appelons un chat, un chat!"
Aujourd'hui, on paie l'entrepreneur pour le travail qu'il fait, précise Lalonde. On analyse le temps qu'il a réellement fait. L'entrepreneur sera quand même payé pour ça. Mais il n'y a plus d'«accommodements », dit-il.
Me Bégin: les effets de l'accommodement sur l'enveloppe de contingence? Lalonde: enveloppe utilisée davantage #ceic
Quand on « accommodait » l'entrepreneur, on restait quand même à l'intérieur de l'enveloppe de contingence, dit Lalonde.
L'enveloppe de contingence était dépensée à « un niveau un peu plus élevé que ce qu'elle aurait dû », dit Lalonde au sujet de l'effet de ce qu'il appelle des « accommodements » (une fraude en fait). L'enveloppe pouvait être dépensée à 50 % ou 80 %, dit-il. Chose certaine, l'exercice permettait d'obtenir de l'argent comptant pour faire du financement politique.
Dans certains cas, les conditions de chantier ont fait en sorte qu'on vidait l'enveloppe avec de vrais imprévus, dit Lalonde. Dans d'autres cas, on avait dépensé 50 %, et on avait une marge de manoeuvre.
«on dépensait pas toute l’env des contingences, fallait que ce soit plausible été présentable» dit Lalonde. #ceic
Lalonde répète que l'enveloppe de contingence n'est aujourd'hui utilisée que pour des travaux réels.
«Mais vous vouliez aller chercher cet $ là pour financer le politique, demande la juge. Absolument répond Lalonde» #ceic
Une enveloppe de contingence est quand même utile? demande Me Bégin. « C'est essentiel », répond Lalonde.
Les entrepreneurs que Lalonde accommodait étaient dans les trottoirs, les égouts, mais aussi dans les ouvrages d'art, par exemple. Mais la plupart étaient dans les infrastructures souterraines ou de surface.
Me Bégin note qu'on lui a présenté les noms de 27 entrepreneurs mardi, et que Lalonde n'a pu dire s'il avait « accommodé » 13 d'entre eux.
C'est l'ingénieur qui sollicitait l'enepreneur? demande Me Bégin. C'est l'entrepreneur qui présente ces extras, mais on les connaissait. « Ça devenait convivial », dit-il.
Y a-t-il des entrepreneurs honnêtes à Montréal et au Québec? demande Me Bégin. « Absolument », répond Lalonde.
Certains des entrepreneurs évoqués hier sont moins compétents que d'autres, concède Lalonde.
Me Bégin: y en a des entrepreneurs honnêtes à Mtl? Lalonde: absolument. Contre-interro de ACRGTQ terminé #ceic
La commissaire Charbonneau dit que les consortiums servaient aussi à assurer que tout le monde travaillait, pas uniquement pour des questions de compétence. Il y avait donc un double but, note-t-elle.
Dernière question du c-int de l’ACRGTQ: y en a des entrepreneurs honnêtes à Mtl et au Qc? Absolument, dit Lalonde. #ceic
À Montréal, les firmes du « groupe » avaient toutes des compétences, mais différentes. Dans les autres cas, on a fait des consortiums pour gagner sur la compétence, dit-il. Sans ça, on ne pourrait pas remporter des projets. Mais à Montréal, ça servait à se partager des contrats et à accorder les prix, affirme-t-il.
On peut se demander s’ils avaient autant de contrats qu’ils en méritaient, ces entrepreneurs honnêtes #ceic. Mais la question pas posée
Me Benoît Boucher, procureur général du Qc commence son contre intero. Questions sur Claude Millaire #ceic
Me Benoît Boucher, l'avocat du procureur général, entreprend son contre-interrogatoire.
Michel Lalonde savait que Claude Millaire (membre présumément corrompu d'un comité de sélection) n'était pas un fonctionnaire public lorsqu'il l'a connu. Mais avant 2000, il était dans le secteur de la santé, dit-il.
Claude Millaire a été présenté par M.Lalonde comme un membre de comités de sélection au MTQ qui "travaillait fort" pour lui #ceic
Claude Millaire s'était présenté comme un professionnel dit M.Lalonde #ceic