La commission Charbonneau - 29 octobre 2012

  • Parfois, mes collègues et moi recevions des avis défavorables, malgré le fait que des dossiers étaient « ficelés ». Dans ces cas-là, je devais justifier ça au cabinet du maire.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:03:54 PM
  • En plus de Stéphane Dion, Martin Massé et Martin Desrochers étaient des coéquipiers de Martin Dumont.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:04:43 PM
  • En 2004, rappelle Martin Dumont, Christian Ouellet m'a recruté pour devenir directeur de l'organisation d'Union Montréal. Le témoin dit que ça l'intéressait, qu'il s'agissait d'une promotion. On lui demandait d'être agent de liaison entre les élus de 2001. À l'époque, Union Montréal avait remporté tous les sièges dans Montréal-Nord, Anjou et Saint-Léonard, entre autres.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:05:58 PM
  • En 2004, Union Montréal avait de 300 à 200 membres, selon les arrondissements, dit Martin Dumont. Il y avait deux types d'adhésion : il fallait soit habiter sur le territoire, soit être « membre sympathisant. Dans ces derniers cas, le « membre sympathisant » devait payer 10 $ plutôt que 5 $, comme le faisaient les membres habitant sur le territoire. de nouveaux membres s'étaient joints à nous après 2001 : une victoire, dit-il, amène souvent de nouveaux membres.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:08:53 PM
  • Après avoir été choisi pour être candidat en 2001, le maire Tremblay m'avait invité à faire partie de son comité de direction, c.-��.-d. le « war room » du parti. Le président du parti était alors Marc-André Fabien. À cette époque, les firmes d'avocats et de génie-conseil n'étaient pas aux premières loges, dit le témoin.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:12:16 PM
  • Lorsque Dumont est arrivé en poste en 2004, Bernard Trépanier était directeur du financement du parti. Il était normal que la personne en charge de l'organisation ne soit pas en charge du financement. «Moi, je n'avais jamais fait de financement », et n'en ai jamais fait lors de mon passage.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:14:44 PM
  • M. Trépanier devait financer le parti, dit Martin Dumont. Il s'occupait de cocktails de financement, par exemple. Dumont s'assurait que tout le monde avait bien réussi la consigne, ou avait vendu le nombre de billets requis. Quand il avait ces réponses, il informait M. Trépanier. Ce dernier a été en poste à la permanance du parti de 2004 à 2006. Après 2006, il n'était plus rémunéré, mais il s'occupait toujours du financement.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:16:30 PM
  • M. Trépanier avait accès à l'hôtel de ville, dit Martin Dumont. Il avait une carte de « personnel autorisé », ce qui permettait de ne pas être enregistré en entrant à l'hôtel de ville. Dumont en avait reçu une aussi. Il dit qu'il n'en voyait pas l'utilité à l'époque, mais qu'on lui avait fait comprendre que ça pouvait être avantageux, par exemple, pour faire des suivis auprès des élus. Sa carte lui donnait accès au lobby des élus d'Union Montréal.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:18:30 PM
  • Trépanier participait à des rencontres avec Zampino. Le témoin « ose croire » qu'ils parlaient de financement.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:19:30 PM
  • À la permanence du parti, rue St-Jacques, les employés en 2004 étaient : Jean Bosco Bourcier, Christian Ouellet, son adjointe Shirley Tremblay, un responsable des services administratifs Louis Lewis, Bernard Trépanier, le directeur des communications Luc Tremblay (remplacé par Maxime Chagnon par la suite). MM. Ouellet, Lewis et Trépanier étaient les seuls à avoir des bureaux fermés. L'agent officiel du parti, Marc Deschamps, signait nos chèques de paie avec M. Lewis. Ce dernier s'occupait aussi de trouver des « bénévoles », comme des réceptionnistes ou des étudiants, qui faisaient des coups de fil ou de la saisie de données.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:21:48 PM
  • Comment saviez-vous que Trépanier n'était plus rémunéré après 2006? demande le commissaire Lachance. « Il me l'a dit », répond le témoin. Il lui avait dit ça lors d'une rencontre entre M. Trépanier et M. Maciocia, auprès duquel Dumont a commencé à travailler en 2007.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:25:44 PM
  • En 2004, des comités parapluie se sont mis en place lors de la campagne sur les défusions. Ex: l'ex-maire de Montréal-Est s'est inscrit au registre du « oui »; Cosmo Maciocia s'est inscrit dans le camp du « non ». Le parti du maire ne souhaitait pas les défusions, alors il tentait de contrer ces défusions, en répliquant aux « défusionnistes ».
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:30:42 PM
  • Martin Dumont dit avoir reçu une directive du DGE indiquant qu'il n'y avait aucun plafond sur les dépenses pendant la période d'enregistrement (soit entre le 22 avril et le 20 mai 2004) ni de nécessité à indiquer la provenance des sommes. Un cocktail de financement à 10 000 $ le billet a été organisé au club St-Denis, sur Sherbrooke. Le coût du billet avait été fixé par Bernard Trépanier. Étaient présents du côté d'Union Montréal : Le maire Tremblay, Frank Zampino, Yvon Leduc, Claude Dauphin, Christian Ouellet, Bernard Trépanier et moi. Les invités remettaient des chèques au nom du parti. C'était des chèques de compagnie, puisque c'était permis. Il y avait des entrepreneurs en construction, des gens de firmes de génie. Au total, 14 personnes ont payé 10 000 $ chacune pour assister à ce petit-déjeuner au club St-Denis, dont Nicolo Milioto (qui lui avait demandé de l'appeler M. Trottoir). Une des personnes ne s'était pas présentée : c'était quelqu'un de chez Garnier Construction. Dumont recevait les chèques, et s'assurait qu'ils étaient faits au nom d'Union Montréal (à l'époque UCIIM) mais n'émettait pas de reçu.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:30:49 PM
  • La séance est levée pour une pause.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 7:38:38 PM
  • La séance reprend.
  • Retour sur l'activité de financement dont Martin Dumont parlait avant la pause : Dumont se rappelle qu'il assistait M. Trépanier à cette occasion. Gérald Tremblay accueillait les invités à la porte de la salle. L'activité devait débuter à 7 h 30, mais il y a eu un peu de retard parce qu'il manquait une personne.
  • Il y avait une seule et unique table de conférence, dit le témoin. On offrait cafés, viennoiseries, des fruits, etc. Gérald Tremblay a fini par demander aux participants de prendre place. Dumont a manqué une partie de la rencontre. « On m'avait spécifié qu'une fois que la porte était fermée, plus personne ne pouvait entrer dans la salle », indique le témoin. Le mot d'ordre avait été donné au responsable du club St-Denis. La directive venait de Bernard Trépanier.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:11:18 PM
  • L'évènement n'avait pas été publicisé, indique Martin Dumont. On n'avait pas imprimé de billets. Habituellement, dans des activités de financement du genre, on imprimait des billets et on faisait de la publicité. J'ai compris que c'était « sur invitation » seulement. M. Trépanier m'avait dit que 15 personnes viendraient.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:14:15 PM
  • Dumont dit qu'il est sorti 15 minutes pour faire autre chose, et qu'il a manqué la présentation des participants au déjeuner. Lorsqu'il est revenu, Gérald Tremblay remerciait les invités présents de croire à la nouvelle ville fusionnée. Le maire a parlé 5 ou 10 minutes, dit le témoin. « Les gens avaient le goût de discuter », alors il y a eu des échanges autour de la table.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:16:03 PM
  • Certaines personnes ont dit qu'elles appréciaient la nouvelle ville de Montréal, que la Ville était plus forte avec les 27 nouveaux arrondissements, qu'elles adoraient « la collaboration établie » avec l'administration Tremblay, et notamment le travail de Frank Zampino. Des invités, dit le témoin, ont dit apprécier « le partage de la job » qui était fait, et le fait qu'il était « facile » d'entrer en communication avec M. Zampino. Dumont précise qu'il n'a pas compris que « partage de la job » faisait référence à une répartition des contrats entre entrepreneurs.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:17:54 PM
  • Des participants à la rencontre ont aussi exprimé leurs doléances, notamment envers certains fonctionnaires de la Ville centre ou des arrondissements. Dumont se souvient que le maire leur a dit : si vous avez des doléances, allez parler à Frank Zampino », que c'était lui qui pouvait s'occuper de ces questions. Il ne sait pas si des gens sont effectivement allés parler à Zampino. Dumont dit avoir été frappé par le fait que les invités utilisaient le tutoiement, et faisaient référence à « Gérald » ou à « Frank ». M. Trépanier jouait un rôle effacé lors de cette rencontre. L'activité a duré jusqu'à 9 h, croit Martin Dumont.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:21:56 PM
  • Comment faites-vous pour savoir qu'il y avait des entrepreneurs ou des ingénieurs à cette rencontre? demande le commissaire Lachance. Le témoin répond que les enveloppes étaient identifiées au nom des compagnies. Mais lui ne se souvient que du nom de M. Milioto, le seul qui s'est formellement présenté à lui.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:26:36 PM
  • M. Dumont a reçu les enveloppes contenant les chèques et les a données à M. Trépanier au début du petit déjeuner. Il « ose croire » que l'argent a été remis à l'agent officiel du parti. Il ne sait pas comment l'affaire a été rapportée au Directeur général des élections du Québec. Il a pu donner un coup de main pour d'autres activités de financement, mais il n'en a jamais organisé lui-même. Dès qu'un arrondissement voulait organiser une activité de financement, il fallait qu'ils contactent M. Trépanier.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:28:07 PM
  • Aux bureaux d'Union Montréal, rue St-Jacques, M. Dumont n'a jamais été témoin d'un échange d'argent impliquant M. Trépanier. Le bureau de ce dernier était cependant vitré, alors il peut confirmer que des gens venaient le rencontrer. Mais quand cela se produisait, les stores verticaux étaient fermés.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:30:20 PM
  • Martin Dumont n'est pas au courant que M. Trépanier se faisait appeler Monsieur 3 %. On y faisait référence comme le « bagman », puisqu'il ramassait de l'argent. Il ne peut dire si des gens ont déjà remis de l'argent comptant à M. Trépanier dans son bureau.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:32:36 PM
  • Dumont a cependant déjà vu de l'argent liquide à la permanence. Il ramenait lui-même des « petites coupures » à la permanence. C'était le paiement des cotisations au parti. Dumont remettait ça à M. Lewis.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:33:31 PM
  • L'argent était mis dans un coffre-fort, qui était dans le bureau de M. Trépanier. À une occasion, à l'automne 2004, M. Trépanier m'a appelé pour venir l'aider, indique Martin Dumont. Je suis allé dans son bureau, ai fermé la porte, fermé les stores verticaux. M. Trépanier était devant le coffre-fort. La porte du coffre-fort ne fermait pas, parce qu'il était trop plein. Dumont croit que le coffre-fort comptait le « plus gros montant d'argent que j'ai vu à vie ». Il y avait des billets rouges, bruns, roses, dit-il. « Ça m'a pas mal choqué », je m'attendais à voir de « petites coupures », dit Martin Dumont. M. Trépanier a retiré un peu d'argent, et on a réussi à fermer le coffre à deux.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:38:44 PM
  • Le témoin dit qu'il était « nerveux » quand c'est arrivé, qu'il était « ébranlé ». Il a dit à Trépanier à la blague qu'il devrait peut-être changer son coffre-fort. Deux semaines plus tard, il avait changé son coffre fort. Il mesurait maintenant 4 pieds par 4 pieds, plutôt que 2 pieds par 2 pieds, comme le précédent.
  • La séance est levée.
    par Francois Messier édité par Danielle Jazzar 10/29/2012 8:41:12 PM
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