Robert Marcil écrit dans son communiqué qu'il a rencontré les enquêteurs de la #ceic et qu'il souhaite être entendu par la commission
Un choix de consortium est stratégique, dit Lalonde, parce que ça permet d'établir son « positionnement ». Genius pensait à ce qu'elle pouvait ajouter à la soumission d'une grande firme.
Au MTQ, les consortiums permettaient d'améliorer des soumissions (en expérience, en proximité, etc.). À Montréal, Lalonde avait dit que les consortiums permettaient aussi de faire de la répartition de contrats à tous et chacun.
Il y avait rarement des appels d'offres sur invitation au MTQ, dit Lalonde. C'était plutôt des appels d'offres régionalisés, pour lesquels il fallait être qualifié. Au départ, si on avait les plans et devis, on nous donnait le contrat de surveillance de gré à gré. « C'était intéressant pour nous », dit-il.
À Montréal, il n'y avait pas beaucoup de petits projets, précise Lalonde. C'était de grands projets qui nécessitaient la formation de consortiums.
Le commissaire Lachance rappelle qu'une même firme ne peut plus maintenant obtenir les plans et devis d'une part, et la surveillance d'autre part. Lalonde note que cela complique la situation pour les questions de responsabilité professionnelle.
Lelonde répète que Genius a ouvert des bureaux à Candiac et Mirabel pour des questions d'appels d'offres régionalisés. À Mirabel, c'était aussi du positionnement stratégique, précise-t-il.
Lalonde a déjà eu un projet à Val-d'Or aussi, mais c'est le seul obtenu à l'extérieur de Montréal-Laurentides-Montérégie.
Sur les comités de sélection au MTQ : Lalonde dit qu'ils sont constitués par des membres choisis au hasard dans les unités et régions du MTQ. Il y a un secrétaire et des membres, dont au moins un externe, dit-il.
Les appels d'offres du MTQ sont « exhaustifs », et les soumissions doivent être « impeccables », dit Lalonde. Le comité de sélection analysait ça et faisait son choix en fonction des critères. Un pointage était attribué pour chaque item. Le MTQ disait sur quels critères la soumission serait jugée. « On savait sur quoi mettre l'emphase », dit-il.
Les gens du comité de sélection connaissaient les firmes. « Il pouvait y avoir un peu de subjectivité », avance-t-il.
Est-ce que les firmes de génie-conseil pouvaient connaître les membres des comités de sélection? demande Me Gallant. « Pas à ma connaissance «, dit-il. À une époque, on pouvait le connaître après l'attribution du contrat. « Une période courte », dit-il.
Lalonde confirme qu'il pouvait donc savoir qui allait siéger à un comité après un certain temps. Lorsqu'on voyait les noms du comité, après coup. Si on n'avait pas gagné, on se demandait pourquoi. Le cas échéant, on pouvait demander aux gens qu'on connaissait dans les comités comment on pouvait faire pour s'améliorer.
Un membre d'un comité de sélection pouvait être chargé de projet ou ingénieur de projet dans d'autres dossiers, dit Lalonde. Donc, on pouvait leur en parler. Selon lui, ces membres ne faisaient que dire quoi faire pour améliorer la soumission.
Lalonde affirme que Genius n'a pas tenté de contacter des membres de comité de sélection. Mais on avait « quelqu'un qu'on connaissait »... Un associé, Gilles Thibodeau, était ami avec un représentant, un monsieur qui avait pris sa retraite du secteur de la santé. Cette personne-là a été membre externe de comités de sélection au MTQ. Comme Gilles était proche de lui... de fil en aiguille, il était membre de comités de sélection sur des projets pour lesquels Genius avait soumissionné. Et ils en ont gagné certains, dit Lalonde. Thibodeau a déjà fait des voyages avec cet homme, qui s'appelle Claude Miller.
Un associé de M.Lalonde a donné des cadeaux à un membre externe d'un comité de sélection de contrats au MTQ #ceic
Génius avait un «ami» près des comités de sélection. Même membre des comités de sélection. Claude Miller a eu des cadeaux, et $$$ #ceic
Au début, Genius a pu lui donner des cadeaux. Par exemple, Thibodeau a dit lui avoir acheté une caméra, un cellier, un téléphone cellulaire (qu'il a eu de 2004 à 2010, payé par Genius). Ensuite, Gilles Thibodeau a proposé de lui donner de l'argent - style 1 % - alors on l'a fait. Peut-être 2000 $ ou 3000 $. Quand Thibodeau a quitté, en 2006-2007, Lalonde a rencontré Miller. Il a voulu continuer. Miller disait avoir également un ami chez CIMA. Il a accepté de continuer avec la même façon de faire.
Le membre de ce comité de sélection, Claude Miller, du MTQ recevait de l'argent dit Lalonde #ceic il dit "style 1%"
Michel Lalonde confirme que Genius a payé des pots-de-vin à un membre des comités de sélection au MTQ, Claude (Miller ou Millaire) #ceic
La taupe de Genius au comité de sélection du MTQ a notamment reçu une caméra, un cellier et un téléphone cellulaire. #ceic.
La taupe de Genius au MTQ disait aussi avoir des liens avec la firme de génie-conseil CIMA, selon Michel Lalonde. #ceic
L'informateur de Genius au MTQ était finalement Claude Millaire et non Miller.
La commission dépose en preuve un document montrant que le téléphone de Claude Thibodeau Millaire a été payé par Genius de 2008 à 2010. L'utilisateur précédent était Gilles Thibodeau. Lalonde lui a dit ensuite de s'occuper du téléphone lui-même, en raison des enquêtes.
#ceic audiences reprennent avec document montrant que firme de M.Lalonde payait abonnement cellulaire de Claude Miller, membre comité MTQ
L'informateur de Genius pour certains comités de sélection du MTQ était Claude Thibodeau Miller #ceic.
Nous revenons sur M. Millaire : c'était un ami de Gilles Thibodeau, associé de Genius. Ce dernier disait connaître aussi Kasimir Olechnowicz de chez CIMA. On lui a donné un appareil photo de 500 $, un cellier de 1500 $, et quelques montants de 200 $ ou 3000 $.
Génius pouvait compter sur Claude Millaire sur certains comités de sélection du MTQ. C’était un ami de Gilles Thibodeau. #ceic
Michel Lalonde sur un projet obtenu au MTQ avec Claude Miller: jvais faire mes devoirs... février 2008 je lui apporté 25 000$ #ceic
Avez-vous parlé avec lui de contrats précis? demande Me Gallant. Lalonde dit qu'en 2007-2008, il y avait eu appel d'offres pour un projet sur l'autoroute 13, dans le coin de Lachine. Lalonde avait décidé de soumissionner en consortium avec CIMA. En cours de route, dit-il, M. Millaire m'avait appelé pour me prévenir qu'il serait « probablement sur le comité de sélection ». « Information intéressante », note Lalonde. Finalement, la soumission a été déposée début décembre 2007. Lors d'un dîner avec Millaire, ce dernier nous a annoncé qu'on avait gagné le projet de 3 M$ sur trois ans, davantage avec la surveillance. Millaire m'a dit : « j'aimerais ça que tu en tiennes compte ». En février, je lui ai apporté 25 000 $. Il m'a répondu : « je suis content que tu aies apprécié mes efforts ».
Claude Miller lui a dit qu'il était bien content que ces efforts soient appréciés affirme Michel Lalonde #ceic
Millaire a reçu des cadeaux (caméra, cellier, cellulaire) et de l’argent également. Notamment un montant de 25 000$ comptant. #ceic
J'ai écrit Claude Miller mais c'est plutôt Claude Millaire #ceic
Me Gallant présente le rapport du comité de sélection, le rapport d'ouverture des appels d'offres et la grille de pointage pour le contrat dont il vient d'être question.
Me Gallant a également les informations sur les notes données par chaque membre de comité de sélection. Il note que celles de Claude Millaire n'étaient pas les plus hautes (ce document n'est pas déposé en preuve). « On faisait confiance au processus », répond Lalonde. Millaire lui avait pourtant dit « qu'il avait travaillé fort ».
On reprend la même histoire, avec plus de précisions sur les dates.
Lalonde dit que lorsque l'appel d'offres est sorti, Genius a contacté CIMA, et les deux firmes ont convenu de faire un consortium. Millaire l'a appelé avant l'ouverture des soumissions, dit-il.
Le procureur Gallant présente un document montrant que Lalonde et Claude Millaire se sont parlés le mardi 27 novembre 2007, soit quelques avant la date de dépôt des soumissions, qui était le 5 décembre. Lalonde croit que c'est à ce moment qu'il a obtenu l'information.
Selon Lalonde, Millaire pouvait savoir s'il serait dans un comité avant ou après la date limite pour le dépôt des soumissions. Il informait Génius.
Le comité a recommandé qu'on retienne la soumission de Genius/CIMA le 18 décembre 2007. Quand j'ai lunché avec lui ce jour-là, dit Lalonde, Millaire arrivait du comité de sélection et l'a informé du résultat. Les 25 000 $ lui ont été donnés en argent comptant en février 2008.