RT @SebBovetSRC: Deux commissaires sur 3 présents a la Commission Charbonneau: "cette situation ne peut pas durer éternellement" - min d ...
Pour mémoire, le commissaire Roderick A. Macdonald a reçu 40 625$ entre le 28/11/11 et 19/10/12 pour 162,5 heures de travail à 250$/h #ceic
Me Gallant dit que pour des raisons qu'il ne peut dévoiler, la commission doit changer l'ordre des témoins. Après le contre-interrogatoire de Michel Paquette, le cas échéant, la commission entendra Martin Carrier et Eric Vecchio, qui viendront témoigner sur un évènement spécifique. Conséquemment, le prochain témoin attendu, François Thériault, est libéré jusqu'à nouvel ordre.
Ordre des témoins est bouleversé à #ceic pour des raisons que Me Gallant ne peut dévoiler publiquement.... Ah bon?
Me Tremblay veut connaître la dynamique entre les entrepreneurs et lui en cas de conflit. Il y a une « discussion de chantier », dit Paquette. Si ça persiste, il appelle le chargé de projet. Mais ça n'arrive pas souvent, dit-il. Peut-être dans 5 % des cas. Mais il essaie de s'entendre avec l'entrepreneur. Dans des cas majeurs, les travaux peuveut être arrêtés.
Donc après le surveillant Paquette, Martin Carrier un entrepreneur de Qc intimidé par la mafia en 2005, viendra témoigner #ceic
Pourquoi alliez-vous dîner avec des administrateurs d'entreprise, s'ils ne sont pas sur le chantier? demande Me Tremblay. De quoi discutiez-vous? Le témoin reconnaît qu'ils n'ont pas une connaissance intime du chantier. Ils pouvaient parler de leur prochain chantier. « C'était général, il n'y avait rien de particulier » dans ces discussions de 60 ou 90 minutes.
L'émission Enquête avait rencontré Carrier en 2010 pour recueillir sa version. L'homme avait été menacé par un lieutenant de Rizzuto #ceic
Parliez-vous des avantages que vous receviez lors de ces repas? Non, pas vraiment, dit le témoin. Si j'étais invité au golf, je les remerciais sur place..
Faisiez-vous une liste des entreprises qui vous donnaient des cadeaux? Non, je ne faisais pas de liste, mais je m'en rendais compte, précise-t-il. « Ce n'est pas quelque chose qui m'était dû ».
Autres avantages, outre le vin? Des paniers de Noël contenant chocolat, bonbons, pâtes alimentaires. « Moi, je n'ai pas eu de jambon », note-t-il en réponse à une question du procureur Tremblay.
Il recevait aussi des billets de hockey deux ou trois fois par année. Il ne se souvient pas « avoir obtenu quelque chose d'Infrabec ». CSF, BP Asphalte, Conex, Garfnier et TGA lui ont déjà donné des billets de hockey d'environ 100 $. C'était entre 2000 et 2008. Paquette est déjà allé au hockey avec Robert Lapointe d'Arctic Beluga. Autrement, il y allait avec sa famille. « Moi, j'appréciais ça », dit-il, parce qu'il aime le hockey.
Conex, Catcan, Garnier et Infrabec avaient des chantiers moins organisés. Des matériaux traînaient, par exemple, ce qui compliquait les déplacements sur le chantier, entraînait des plaintes de commerçants. Des méthodes de travail étaient dangereuses. On sentait que les employés ne maîtrisaient pas leur travail.
Il ne se souvient pas d'être allé au repas de Noël d'Infrabec au San Lorenzo (pièce 13P-67). Il croit avoir décliné cette invitation. « Ce n'était pas dans ma nature [...] j'étais mal à l'aise d'aller là », dit-il. Ce genre d'invitation n'était pas fréquent, dit-il. C'est la seule invitation du genre qu'il se souvient avoir reçue entre 1993 et 2012.
C'était par éthique, par non disponibilité, ou parce que vous étiez mal à l'aise? demande la commissaire Charbonneau. Ça pouvait être les trois, mais c'était plus parce qu'il était mal à l'aise dans ce cas-ci. Il dit que c'était par « gêne et timidité ».
Sur le tournoi de golf d'Infrabec : Paquette s'en souvient. C'était l'activité golf qui m'intéressait, dit-il, lorsqu'on lui mentionne que les mêmes personnes qu'au San Lorenzo étaient présentes. Il ne se souvient pas qui l'avait invité. Peut-être M. Themens ou M. Leclerc.
Paquette est allé à peut-être deux ou trois parties de golf par année. Une fois, c'était organisé par Soter. Il pense que l'invitation lui venait de Luc Leclerc. Les entrepreneurs achetaient des entrées pour un quatuor et les offraient aux employés de la Ville. Quand il y allait, il jouait surtout avec des collègues de la Ville, mais il pouvait jouer avec des employés de l'entrepreneur. Des employés de son niveau, c.-à-d. des surveillants de chantier de l'entrepreneur.
Il ne se souvient pas d'avoir vu des gens de firmes de génie dans ces tournois. Il ne connaît personne au sein du groupe Séguin, de Roche, par exemple. « Je ne me tenais pas avec ces gens-là », dit-il. Des entrepreneurs étaient présents par contre. Pavages CSF, BP Asphalte, par exemple.
Votre relation avec Zambito? Je n'ai pas eu beaucoup de relations avec lui. J'ai eu deux projets avec lui. Il ne se souvient pas du premier. Le second contrat a « avorté ».
Les cadeaux de Noël étaient livrés habituellement au bureau. Mais lui avait demandé de les faire livrer à la maison. Ça le dérangeait de les recevoir au bureau. Mais hier, vous disiez que tout le monde acceptait ça? lui demande Me Tremblay. « Je n'étais pas toujours au bureau ». Quand on me demandait où je voulais les recevoir, je disais à la maison. À partir de 2002-2003. Aussi, « ça faisait peut-être jaser les gens », ajoute-t-il. « Je voulais que ce soit plus discret. [...] Je pouvais deviner que ce n'était pas éthique ». Il conçoit qu'il n'aurait pas dû accepter.
Paquette dit avoir tout de même « fait la part des choses » avec des entrepreneurs. Mais ça pouvait vous mettre dans une situation embarrassante pour le contredire après? lui lance la commissaire Charbonneau. « Non, dans ma tête, j'avais mis ça au clair », dit-il.
Quand il allait jouer au golf, Paquette dit qu'il prenait congé pour une journée ou une demi-journée. Dans ces cas, les travaux continuaient sur les chantiers. Mais il avisait ses supérieurs et demandait à être remplacé.
Paquette dit que tout le monde était au courant pour les bouteilles de vin données par les entrepreneurs, parce que ça se voyait au bureau. Mais ça devait se savoir que vous alliez au golf aussi? dit Me Tremblay. Le témoin admet que l'information devait circuler.
Autres avantages? « Non, moi c'était ça. » « Pas de voyages » pour lui, mais il savait que des collègues allaient jouer au golf dans le Sud. Lui n'a jamais été invité, dit-il. Il n'a pas su que Leclerc et Surprenant avaient joué au golf avec Vito Rizzuto. « J'ai appris beaucoup de choses à la commission », note-t-il.
Me Tremblay présente au témoin une liste des contrats que Michel Paquette a surveillés entre 1999 à 2011 à la Ville de Montréal (20P-249). Le témoin dit que ça lui semble conforme à la réalité.
Avec BP Asphalte, Paquette a fait 21 contrats avant 2009 (avant que les avantages cessent). Suivent Conex (10 contrats), Mivela (9 contrats), Pavages CSF (6), puis Soter, Garnier, Excavations Super, Frank Catania et associés.
Paquette ne savait pas que quiconque de son département recevait de l'argent. « Même pas de rumeurs, j'étais sur les chantiers pratiquement tout le temps », dit-il.
Vous avez travaillé avec 14 personnes qui savent que M. Leclerc recevait de l'argent, note le commissaire Lachance. Paquette répète ne pas avoir eu connaissance de ça. « Moi, j'ai travaillé de façon honnête dans mes mémos de chantier », note-t-il.
Étiez-vous accommodant, comme l'a dit Luc Leclerc? demande Renaud Lachance. Pour moi, c'était pour dire que je me préoccupais des gens du quartier, dit le témoin.
Début 2000, 2002, on lui a déjà fait une allusion. Un entrepreneur, Tony Conte de Conex, lui avait demandé s'il voulait faire plus d'argent. « Je lui ai dit non, je n'embarque pas là-dedans », dit-il. Mais il n'en a pas parlé à ses supérieurs. « Peut-être que ça aurait été préférable », concède-t-il. « je ne voulais pas embarquer dans ces combines-là; je trouvais que j'étais bien payé à la Ville de Montréal ». Pour moi les cadeaux étaient « suffisants ».
La différence entre un don en argent et quelqu'un qui vous achète un cadeau? demande Me Tremblay « Je savais que plein de monde au-dessus de moi dans la chaîne acceptaient ça », dit le témoin. Les enveloppes, c'était plus « tabou », dit-il. Mais « j'aimais les activités sociales ». Paquette dit qu'il ne voulait pas « franchir la ligne » des enveloppes. Il n'en a pas parlé parce qu'il était « mal à l'aise ». « J'ai gardé ça pour moi. [...] Je ne voulais pas ébruiter ces propos-là. [...] C'est mort là ».
« J'aurais eu peur des conséquences [...], d'une perte d'emploi », ajoute Paquette. Il ne savait pas que Conte était ami avec le parrain de la mafia à cette époque. « J'ai appris des choses ici qui étaient gros (sic) », dit-il.
Paquette dit que l entrepreneur Tony Conte lui a offert de "faire de l'argent" en 2002 et qu'il a refusé. N'a jamais dénoncé. #ceic
Pourquoi aviez-vous peur de perdre votre emploi, alors que vous aviez refusé l'argent? demande Me Tremblay. « Il [Conte] m'avait demandé si je voulais embarquer dans un système comme ça », une offre de corruption. « Si j'avais embarqué dans le stratagème... » Mais vous avez dit non? lui dit le procureur. « J'avais une crainte. Je pouvais deviner qu'il pouvait se passer des choses autour de moi », dit-il.
Paquette n'a pas dénoncé pcq il avait peur de perdre son emploi. Ah??! #ceic
Paquette se doutait que des gens plus hauts que lui pouvaient accepter des choses comme ça. Mais il dit qu'il ne voyait rien de spécial dans le train de vie de ses collègues du bureau. Il n'a pas vu d'ingénieur recevoir de l'argent.
Qu'en est-il de la collusion? « J'ai appris beaucoup de choses à la commission », dit-il, mais il est vrai qu'on « voyait toujours les mêmes entrepreneurs » sur les chantiers. « Je ne pouvais pas deviner qu'il y avait de la collusion à Montréal », dit-il. Il n'a pas constaté une recrudescence des extras.
Paquette a lu les parties qui le concernent dans le témoignage de Luc Leclerc. « Je suis très surpris » de pourcentages comme ça, de l'étendue du système (le nombre d'entrepreneurs), de « l'ampleur que ça avait pris ». Il reconnaît cependant qu'il « avait des doutes ».
Paquette est surpris de l'ampleur de la corruption de ses ex-collègues Surprenant et Leclerc. #ceic
Leclerc a dit qu'il était pro-entrepreneur. Et vous? demande Me Tremblay. « J'essayais d'avoir un équilibre dans tout ce que je faisais », je le faisais « au mieux de ma connaissance ». Leclerc ne lui a jamais demandé de ne pas faire d'excès de zèle.
Tout était dans le non-dit? lui demande France Charbonneau « Moi, dans ma tête, ce que je faisais était honnête. J'étais sincère avec moi-même ». Vous étiez « confortable » avec les surplus? demande la commissaire. « Oui ». Mais des fois vous ne constatiez pas sur place ces surplus de quantité? C'est vrai, dit le témoin, mais j'étais quand même « confortable » avec les données que je remettais à Luc Leclerc.
En quoi les états d'âme du témoin Paquette devant la corruption au sein de la ville de Mtl vont aider les travaux de la #ceic? HELP!
Mais un entrepreneur qui voulait exploiter le système pouvait profiter du fait que vous étiez seul en 2005? demande MeTremblay. « C'est certain que c'était plus facile pour un entrepreneur dans ces années-là », concède le témoin. il suggère qu'il y a « un peu de psychologie » avec les gens qu'il côtoyait, ce qui lui permettait de se libérer. Cette « psychologie » était basée sur la confiance, dit-il.
Me Tremblay a terminé son interrogatoire.